Projet spécial pour Museomontagna, dans le cadre du programme Sostenibilità,
en collaboration avec EXPOSED Torino Foto Festival
Terrasse panoramique, 2025.
En collaboration avec Mucho Mas!
Commissariat : Andrea Lerda



Texte original en italien par Andrea Lerda :
« Disparition nasce dalla collaborazione tra il Museo Nazionale della Montagna, Sibylle Duboc e Mucho Mas! ed è realizzato nell’ambito della seconda edizione di EXPOSED Torino Foto Festival. Il progetto amplia il lavoro che l’artista marsigliese ha sviluppato nel corso dell’ultimo anno. Durante questo periodo è stata in residenza presso il Musée des Merveilles a Roya, nella Valle delle Meraviglie (Francia) e a Torino, dove ha condotto ricerche presso la Fototeca del Museo e la Biblioteca del Club Alpino Italiano. Esperienze necessarie per la produzione di una mostra personale e della performance La Marcia dei ghiacciai, realizzata il 5 aprile nell’ambito del programma di social walks che accompagnano la mostra Walking Mountains. Le due opere che vengono presentate in questo contesto – una scultorea allestita al piano 0 del Museo, l’altra fotografica sulla Terrazza Panoramica – concludono un capitolo di lavoro che ha visto l’artista impegnata a indagare l’impatto delle attività antropiche e la dipendenza umana dai combustibili fossili sugli ecosistemi naturali. In modo particolare, sullo stato di salute dei ghiacciai alpini.
L’intervento fotografico, concepito da Sibylle Duboc per lo spazio esterno del Museo, ha come oggetto di indagine i giacimenti petroliferi dell’Oman, nella Penisola arabica. Contravvenendo alle restrizioni imposte attorno al sito dalle compagnie petrolifere e dalle autorità locali, l’artista ha realizzato una serie di scatti che ci permettono di accedere visivamente all’interno di questo scenario. La grande fotografia documenta i pozzi di estrazione, gli oleodotti che trasportano il greggio e le raffinerie che lo trasformano in prodotti come benzina, petrolio o bitume.
Entrando in dialogo diretto con l’arco Alpino, ed evocando lo scenario desertico come esito delle politiche energivore globali, Sibylle Duboc ci invita a riflettere sulla correlazione tra la scomparsa dei ghiacciai e il tecno-sviluppo distruttivo; tra l’esaurimento delle risorse petrolifere e la necessità di ripensare i modelli di sviluppo; tra l’esistenza di un problema e la reale volontà e capacità di riconoscerlo. A tal proposito, una serie di domande emergono: nell’era dell’iper-connessione, del consumo veloce e disattento di notizie, di immagini digitali e di contenuti online, quali scenari si aprono sul piano della responsabilità individuale e di quella collettiva? È possibile che le opportunità offerte dal grande occhio digitale sostengano realmente il processo di sensibilizzazione verso le persone? In che modo l’intelligenza artificiale impatterà sulla nostra capacità di percepire e di interpretare la realtà? »
Traduction :
« Disparition naît de la collaboration entre le Musée National de la Montagne, Sibylle Duboc et Mucho Mas! et s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition du EXPOSED Torino Foto Festival. Le projet élargit le travail que l’artiste marseillaise a développé au cours de l’année écoulée. Durant cette période, elle a été en résidence au Musée des Merveilles, dans la Vallée des Merveilles (France), ainsi qu’à Turin, où elle a mené des recherches à la Photothèque du Musée et à la Bibliothèque du Club Alpin Italien. Ces expériences ont été essentielles à la production d’une exposition personnelle et de la performance La Marche des glaciers, réalisée le 5 avril dans le cadre du programme de social walks accompagnant l’exposition Walking Mountains.
Les deux œuvres présentées dans ce contexte – l’une sculpturale, installée au rez-de-chaussée du Musée, l’autre photographique, sur la Terrasse Panoramique – viennent clore un chapitre de travail dans lequel l’artiste s’est engagée à explorer l’impact des activités humaines et la dépendance de l’humanité aux combustibles fossiles sur les écosystèmes naturels. En particulier, elle s’est intéressée à l’état de santé des glaciers alpins.
L’intervention photographique, conçue par Sibylle Duboc pour l’espace extérieur du Musée, a pour objet d’étude les gisements pétroliers d’Oman, dans la péninsule arabique. En contournant les restrictions imposées autour du site par les compagnies pétrolières et les autorités locales, l’artiste a réalisé une série de clichés qui nous permettent d’accéder visuellement à cet environnement. La grande photographie documente les puits d’extraction, les oléoducs transportant le brut, ainsi que les raffineries le transformant en produits tels que l’essence, le pétrole ou le bitume.
Entrant en dialogue direct avec l’arc alpin et évoquant le paysage désertique comme conséquence des politiques énergivores mondiales, Sibylle Duboc nous invite à réfléchir aux liens entre la disparition des glaciers et le techno-développement destructeur ; entre l’épuisement des ressources pétrolières et la nécessité de repenser nos modèles de développement ; entre l’existence d’un problème et la volonté réelle – et la capacité – de le reconnaître. À ce propos, une série de questions émergent : à l’ère de l’hyperconnexion, de la consommation rapide et désinvolte d’informations, d’images numériques et de contenus en ligne, quels scénarios s’ouvrent en matière de responsabilité individuelle et collective ?
Les opportunités offertes par le grand œil numérique peuvent-elles réellement soutenir le processus de sensibilisation des populations ?
Et de quelle manière l’intelligence artificielle influencera-t-elle notre capacité à percevoir et interpréter la réalité ? »
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